La journée commence tôt afin d'attraper le shuttle qui nous permettra d'atteindre les abords de notre ville d'accostage : Akaroa.
Akaroa est une toute petite ville perdue au bord de la mer, que dis-je, de l'océan Pacifique et reconnue pour avoir était le premier et important pied à terre français. Et oui, les français avaient même des colonies en NZ à une époque.
C'est une ville située au fond d'une profonde baie issue de l'effondrement d'une partie d'un volcan dont Akaroa marque le fond de la caldeira.
L'intérêt de prendre ce genre de transport est qu'en même temps, ils font une petite visite guidée, aussi nous avons eu droit régulièrement à des speech concernant les coins historiques et scéniques de notre trajet. Le problème était que la dame parlé assez vite, et bien peu de phrases étaient compréhensibles... Enfin, le paysage était magnifique !
Après env. 1h30 de route, nous voici arrivé à Akaroa, reconnaissable à ses noms de rue français, ville paisible et point de départ de nombreux tours operator pour aller voir ces fameux dauphins.
Comme nous étions un peu en avance, nous en avons profité pour casse-crouter puis, nous sommes allé au point de rendez-vous pour le bateau.
Là, nous retrouvons quelques voyageurs qui avaient fait la navette avec nous.
Ainsi, tout le monde est brieffé sur comment va se dérouler la préparation de la sortie avec la distribution des combis, masques, tuba, chaussons, gants et cagoules de plongée, la sortie et la recherche des dauphins, à laquelle il faut que l'on participe activement, et enfin, la baignade durant laquelle, plus on fait de chahut, plus les dauphins apprécient et viennent jouer avec nous !
Alors effectivement, vous vous dites mais des combi intégrales, ferait il si froid dans cette eau : la réponse est oui ! elle est à 10°C et la visibilité ne dépasse par les 2 m ! Autant vous dire que la combi est de rigueur même pour une baignade de 5 min (surtout pour moi ;-)).
Bien entendu, en sortant des vestiaires, on ressemble tous plus ou moins à des manchots (les oiseaux) qui ont perdu leur tache blanche ventrale.
Heureusement, la journée était vraiment ensoleillée et il ne faisait pas froid.
Nous sommes donc parti sur un beau jet-boat (propulsion à jet) en ayant encore droit aux speech sur les consignes de sécurité à respecter à bord et en compagnie des dauphins, dont le leit-motive était : faites du bruit, agitez vous, criez dans le tuba, bref, fait du bordel, plus ils joueront avec vous.
C'est alors que la "chasse au dauphins" a commencée : 5 personnes à l'avant du bateau, le reste à l'arrière et plein gaz sur l'extérieur de la baie, histoire de s'éloigner de la civilisation.
A peine après 10 minutes de navigation, alors que nous n'étions toujours pas sortis de la baie, un gars aperçois un dauphin, malheureusement, celui-ci ne semblait pas intéressé par notre présence et a bien vite fait de s'en aller.
C'est ainsi que nous avons croisé bien 3 à 4 groupes de dauphins qui n'étaient pas prêts à jouer avec nous. Par contre nous avons eu l'occasion de les voir très près du bateau.
Ce qui est le plus surprenant c'est que ces dauphins se déplacent généralement par 2 ou 3, pas plus contrairement aux grands dauphins, qui naviguent en grand troupeaux. Aussi pour les repérer, c'est un peu la galère...
Mais on les trouve et on a même failli se baigner avec eux : à un moment, nous sommes tombés sur un groupe de 3 qui semblaient plus curieux que les précédents, l'équipage nous alors autorisé à descendre dans l'eau afin de les approcher d'encore plus près !
Sauf que malheureusement, le temps de se préparer : ranger l'appareil photo, mettre la cagoule, le speech récapitulatif... lorsque nous étions dans l'eau, les dauphins étaient déjà à 10 m de nous. Alors je ne sais pas si vous avez déjà plongé dans une eau (dans déjà vous n'avez comme, pour premier réflexe, que de vouloir sortir de l'eau tellement elle vous mord !) avec une combie de plus de 6 mm ! C'est pas très efficace, alors l'équipage nous dis de faire du bruit, de faire l'attraction quoi ! Mais cela n'a apparemment pas été très efficace et il a fallu remonter dans le bateau après 3 min de mouillade.
Après un speech qu'on a pas très bien compris, on est revenu sur le chemin du retour, au cours duquel, on s'est arrêté à un spot de phoques. Puis on est rentré.
La politique de la boîte est que lorsque l'on arrive pas à nager avec les dauphins, ils nous remboursent une partie de notre paiement.
D'un point personnel, je ne regrette absolument pas de ne pas avoir pas pu nager avec eux, car rien ne dis que dans l'eau, ils seraient vu nous voir Fanny et moi, sachant que l'on était une dizaine !
De plus, on a croisé une otarie sauvage donc au niveau des rencontres, c'était pas mal. Mais ce que je préfère c'est franchement voir le dauphin en premier aussi c'était à celui qui scrutait le mieux l'horizon et ça c'était cool !
Sur le chemin du retour en bus, nous nous sommes arrêté à une fromagerie, la dernière du coin. On a eu droit à une dégustation de 3 trois fromages : dégueulasses ! Chers amis, chers concitoyens, sachez que les néo-zélandais ne savent pas faire de fromage !
Et on a bien la preuve que c'est pas nous, car il y avait également un allemand dans le lot qui nous a fait la même réflexion !
Donc si possible, si vous venez ici, venez avec votre provision de St-Nectaire et de Conté !
Voilà, j'ai fait le reste du voyage la tête suspendue dans le vide (je dormais et Fanny aussi) donc rien à dire.



